Les Seigneurs De
LAUNAY-MOREL
Les Familles

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FAMILLE D’ORENGES
Cette famille d’antique noblesse
portait:
" Parti d’argent et de gueules de six pièces, au
croissant de l’un en l’autre "
La famille d’Orenges, seigneurs
dudit lieu, originaire de Vieux-Vy-sur-Couesnon, possédait en 1143 le
manoir d’Orenge. Elle possédait aussi la Rouaudière les Loges et la
Goutelle, paroisse du Ferré. Elle possédait également le manoir de la
Feuillée dès le 12ème siècle et la motte d’Orange en Saint
Jean sur Mayenne. De tous temps, les seigneurs d’Orange furent les mêmes
que ceux de la Feuillée.
Pour la famille comme pour la
seigneurie la forme D’Orenges est la plus conforme aux textes anciens.
Ce nom est orthogarphié dans les anciens textes sous des formes diverses
: Dorange, d'Orange, d'Orenges, Orange, Orenge.
Cette très vieille seigneurie dont
le manoir de Vieux-Vy occupe une position fort pittoresque au-dessus du
cours du Couesnon, appartint successivement aux familles d’Orenges, de
Chateaubriant-Beaufort, de la Charonnière, Le Febvre de Laubrière et de
la Belinaye.
Cette très ancienne famille se
retrouve dans plusieurs chartes et montres du 12ème au 15ème
siècle, on connaît :
Radulfe d’Orenges qui figure comme
témoin dans une donation faite à l’abbaye de Savigné, par Raoul de
Fougères, en l’an 1143, et en 1164, dans une charte pour Rillé. De
nouveau en 1194 pour une nouvelle donation à Rillé.
Guillaume, qui est au nombre des
défenseurs de Dol assiégé par le roi d’Angleterre en 1173 ; Raoul d’Orenges
figure dans une charte de donations à l’abbaye Saint-Pierre de Rillé
confirmées par Raoul de Fougères en 1194.
Guillaume est témoin d’une
transaction entre Juhel de Mayenne et Geoffroi de Fougères en 1209 ;
puis en 1210 dans une enquête faite sur les droits de Geoffroi de
Fougères en la forêt d’Ardenne.
En 1225,avec d’avec d’autres
seigneurs ayant rejoint à Nantes le duc Pierre Mauclerc, Guy D’Orenges
est témoin de la fondation de la ville et château de Saint-Aubin du
Cormier destiné à protéger la Bretagne contre les entreprises des
Français.
Durant la Guerre de Cent ans les
d’Orenges suivent les armées du roi contre les Anglais.
L’an 1371, le premier jour de mai,
à Pontorson à lieu la montre de Messire
Bertrand Du Guesclin Connétable de France, Jehan d’Orenges et
Guillaume d’Orenges sont au nombre des 27 chevaliers bacheliers
présents ; puis à Bourges le premier juin 1371 et devant Caen le premier
août de la même année, on retrouve Jehan comme écuyer, toujours dans la
compagnie de Bertrand Du Guesclin.
Le 1er juin 1380,
Escuyer Guillaume d’Orenge qui a servi dans la compagnie de Guyon de la
Vallée à la montre reçue à La Guerche ; puis dans la compagnie de Jean
Chorsin le 1er septembre à La Guerche.
Le 5 septembre 1386 à la montre de
Messire Jean de Landevy figurent Ambroise d’Orenge, Guillaume d’Orenge,
Jehan d’Orenge alias de la Folie, Jehan d’Orenge et Michel D’Orenge. Le
chevalier Ambroise d’Orenge fut reçu à Pontorson le 18 juillet 1380 avec
9 escuyers et a servi sous le commandement de Bertrand Du Guesclin
Connétable de France.
Marie Du Guesclin sœur du
connétable épouse Robert d’Orenge.
Guibourde d’Orenge est abbesse de
l’abbaye Saint-Sulpice de Rennes ; Elle décède le 1er avril
1391.
En l’an 1414, écuyer Jehan d’Orenge
est nommé capitaine sous les ordres de Monseigneur le Comte de Vendôme.
Le 6 juin 1419 le chevalier
Guillaume d’Orenge et 16 escuyers sont reçus à Melun.
En 1457 le chevalier Loys d’Orenge
reçoit 20 escus pour accompagner le Duc Arthur III à Angers pour
négocier avec le Roi qui voulait lui voulait lui faire prêter l’hommage
lige. Le duc refusa de prêter cet hommage qui aurait accentué sa
dépendance vis à vis de la couronne de France.
Le 12 mars 1489, lors de la revue
faite à Dinan, Jehan d’Orenge est archer dans la compagnie de messire
Pierre seigneur d’Ursé, chevalier sénéchal de Beaucaire, Grand Escuyer
de France.
On dit qu’avant la bataille de
Saint-Aubin-du-Cormier, le 23 juillet 1488, l’armée bretonne s’établit
sur le coteau d’Orange et que le duc d’Orléans, futur Louis XII, logea
dans le manoir la veille de la bataille.
En 1607 et en 1676 le seigneur d’Orenges
déclara jouir de " toutes les prééminences en l’église parrochiale de
Vieulvy, tant en ceinture par dehors que par dedans, armoyée de ses
armes, escussons ès vitres et autres endroits de ladite église, bancs,
accoudouers et pierres tombales au chanceau du costé de l’évangile, et
tous autres droits de noblesse. "
Cette famille, en plus des
héritages de Lignières, possédait :
-
à Le Ferré : le château de La Rouaudière en 1513, qu’ils vendirent
aux Romilley seigneurs d’Ardennes en 1536 ; le manoir des Loges en
1513 ;
-
à Saint-Brieuc-des-Iffs : le manoir de Champ-Pinel en 1422 ;
-
à Saint-Hilaire des Landes : le manoir de Surminette, qui passera
par alliance a Olivier de Tréal dont la fille Marguerite épousera
Pierre du Boisbaudry en 1463.
Georges d’Orenge, mari de
Perronelle de Lignières, fonda son anniversaire aux Cordeliers de Laval.
Péronnelle de Lignières en
épousant Georges d’Orenge seigneur de la Courbe, vers 1560, porta dans
cette famille les domaines de sa famille.
Georges d’Orenge n’eut que des
filles, l’une d’elles, Guyonne d’Orange épousa Eustache Du Bellay baron
de Conques vers 1558. Elle était veuve en 1573 et encore vivante en
1608.

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