Généalogie et Histoire en Pays Dolois  

La seigneurie de Launay-Morel en Roz sur Couesnon (35)

 

 

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Les Seigneurs De LAUNAY-MOREL

Les Familles

de lignières ] [ d'orenges ] du bellay ] de malnoë ] de la paluelle ] de marcillé ] du boisbaudry ] gouyon_1 ] gouyon_2 ] armorial ]

FAMILLE D’ORENGES

    Cette famille d’antique noblesse portait:

" Parti d’argent et de gueules de six pièces, au croissant de l’un en l’autre "

    La famille d’Orenges, seigneurs dudit lieu, originaire de Vieux-Vy-sur-Couesnon, possédait en 1143 le manoir d’Orenge. Elle possédait aussi la Rouaudière les Loges et la Goutelle, paroisse du Ferré. Elle possédait également le manoir de la Feuillée dès le 12ème siècle et la motte d’Orange en Saint Jean sur Mayenne. De tous temps, les seigneurs d’Orange furent les mêmes que ceux de la Feuillée.

    Pour la famille comme pour la seigneurie la forme D’Orenges est la plus conforme aux textes anciens. Ce nom est orthogarphié dans les anciens textes sous des formes diverses : Dorange, d'Orange, d'Orenges, Orange, Orenge.

    Cette très vieille seigneurie dont le manoir de Vieux-Vy occupe une position fort pittoresque au-dessus du cours du Couesnon, appartint successivement aux familles d’Orenges, de Chateaubriant-Beaufort, de la Charonnière, Le Febvre de Laubrière et de la Belinaye.

    Cette très ancienne famille se retrouve dans plusieurs chartes et montres du 12ème au 15ème siècle, on connaît :

    Radulfe d’Orenges qui figure comme témoin dans une donation faite à l’abbaye de Savigné, par Raoul de Fougères, en l’an 1143, et en 1164, dans une charte pour Rillé. De nouveau en 1194 pour une nouvelle donation à Rillé.

    Guillaume, qui est au nombre des défenseurs de Dol assiégé par le roi d’Angleterre en 1173 ; Raoul d’Orenges figure dans une charte de donations à l’abbaye Saint-Pierre de Rillé confirmées par Raoul de Fougères en 1194.

    Guillaume est témoin d’une transaction entre Juhel de Mayenne et Geoffroi de Fougères en 1209 ; puis en 1210 dans une enquête faite sur les droits de Geoffroi de Fougères en la forêt d’Ardenne.

    En 1225,avec d’avec d’autres seigneurs ayant rejoint à Nantes le duc Pierre Mauclerc, Guy D’Orenges est témoin de la fondation de la ville et château de Saint-Aubin du Cormier destiné à protéger la Bretagne contre les entreprises des Français.

    Durant la Guerre de Cent ans les d’Orenges suivent les armées du roi contre les Anglais.

    L’an 1371, le premier jour de mai, à Pontorson à lieu la montre de Messire Bertrand Du Guesclin Connétable de France, Jehan d’Orenges et Guillaume d’Orenges sont au nombre des 27 chevaliers bacheliers présents ; puis à Bourges le premier juin 1371 et devant Caen le premier août de la même année, on retrouve Jehan comme écuyer, toujours dans la compagnie de Bertrand Du Guesclin.

    Le 1er juin 1380, Escuyer Guillaume d’Orenge qui a servi dans la compagnie de Guyon de la Vallée à la montre reçue à La Guerche ; puis dans la compagnie de Jean Chorsin le 1er septembre à La Guerche.

    Le 5 septembre 1386 à la montre de Messire Jean de Landevy figurent Ambroise d’Orenge, Guillaume d’Orenge, Jehan d’Orenge alias de la Folie, Jehan d’Orenge et Michel D’Orenge. Le chevalier Ambroise d’Orenge fut reçu à Pontorson le 18 juillet 1380 avec 9 escuyers et a servi sous le commandement de Bertrand Du Guesclin Connétable de France.

    Marie Du Guesclin sœur du connétable épouse Robert d’Orenge.

    Guibourde d’Orenge est abbesse de l’abbaye Saint-Sulpice de Rennes ; Elle décède le 1er avril 1391.

    En l’an 1414, écuyer Jehan d’Orenge est nommé capitaine sous les ordres de Monseigneur le Comte de Vendôme.

    Le 6 juin 1419 le chevalier Guillaume d’Orenge et 16 escuyers sont reçus à Melun.

    En 1457 le chevalier Loys d’Orenge reçoit 20 escus pour accompagner le Duc Arthur III à Angers pour négocier avec le Roi qui voulait lui voulait lui faire prêter l’hommage lige. Le duc refusa de prêter cet hommage qui aurait accentué sa dépendance vis à vis de la couronne de France.

    Le 12 mars 1489, lors de la revue faite à Dinan, Jehan d’Orenge est archer dans la compagnie de messire Pierre seigneur d’Ursé, chevalier sénéchal de Beaucaire, Grand Escuyer de France.

    On dit qu’avant la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, le 23 juillet 1488, l’armée bretonne s’établit sur le coteau d’Orange et que le duc d’Orléans, futur Louis XII, logea dans le manoir la veille de la bataille.

    En 1607 et en 1676 le seigneur d’Orenges déclara jouir de " toutes les prééminences en l’église parrochiale de Vieulvy, tant en ceinture par dehors que par dedans, armoyée de ses armes, escussons ès vitres et autres endroits de ladite église, bancs, accoudouers et pierres tombales au chanceau du costé de l’évangile, et tous autres droits de noblesse. "

    Cette famille, en plus des héritages de Lignières, possédait :

  • à Le Ferré : le château de La Rouaudière en 1513, qu’ils vendirent aux Romilley seigneurs d’Ardennes en 1536 ; le manoir des Loges en 1513 ;

  • à Saint-Brieuc-des-Iffs : le manoir de Champ-Pinel en 1422 ;

  • à Saint-Hilaire des Landes : le manoir de Surminette, qui passera par alliance a Olivier de Tréal dont la fille Marguerite épousera Pierre du Boisbaudry en 1463.

    Georges d’Orenge, mari de Perronelle de Lignières, fonda son anniversaire aux Cordeliers de Laval.

    Péronnelle de Lignières en épousant Georges d’Orenge seigneur de la Courbe, vers 1560, porta dans cette famille les domaines de sa famille.

    Georges d’Orenge n’eut que des filles, l’une d’elles, Guyonne d’Orange épousa Eustache Du Bellay baron de Conques vers 1558. Elle était veuve en 1573 et encore vivante en 1608.

de lignières ] [ d'orenges ] du bellay ] de malnoë ] de la paluelle ] de marcillé ] du boisbaudry ] gouyon_1 ] gouyon_2 ] armorial ]

 

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mise à jour 11/08/2009